Songez à toutes les techniques, tous les savoirs mobilisés, à tous les réflexes qu'il faut avoir lorsque l'on est un oiseau qui s'est destiné à chier sur les gens...
Il y a bien sûr le vol à maîtriser car il apporte un avantage indéniable à la manœuvre. Rien n'empêche les oiseaux non-volants de fienter sur le chef d'une personne mais la tache est alors plus difficile, l'animal devant d'abord s'arranger pour que sa victime soit mise au sol. L'effet de surprise ne profite plus beaucoup lorsque le petit emplumé doit courir sur le pavé et le bitume pour essayer de mettre KO un bonhomme plusieurs fois plus gros et grand.
Outre le vol, l'oiseau bombardier se doit de connaître la balistique : il doit pouvoir étudier les trajectoires, les vecteurs de déplacements et toutes les variables qui font la différence entre une frappe chirurgicale et un bourrinage à l'étasunienne.
L'attaque requiert aussi des connaissances météorologiques poussées pour mesurer les effets du vent, de la pluie ou de la pression atmosphérique sur la courbe d'approche du projectile.
Le chieur ne peut se passer d'aptitude en diététique et en biologie alimentaire qui lui permettent de tenir un régime alimentaire strict et recherché afin de maintenir le poids, la viscosité et la tenue optimales de ses munitions. Des crottes solides et tassées auront indéniablement une meilleure pénétration dans l'air mais auront un impact (psychologique) moindre sur la cible. À l'inverse des chiures trop liquides peuvent frapper plus efficacement la destination mais leur chute peut-être déviée par la moindre bourrasque.
Cet aspect est d'autant plus important quand l'artilleur aviaire répond à un agenda politique ou se revendique d'une idéologie spécifique. Dans ce cas là, il lui faut une expertise pointue en psychologie des foules puisque ses missions se déroulent souvent dans des zones peuplées de façons plus ou moins denses. L'étude des flux et mécaniques des individu'es et groupes d'individu'es est primodiale pour anticiper les déplacements des cibles tout comme pour éviter les dommages collatéraux. Si le message n'atteint pas la bonne personne, c'est toute la lutte des cagues, toute la propagande par le jet qui sont affaiblies.
Le Goléantifa et le Cormorantifa sont probablement les deux espèces d'oiseaux qui ont sû surmonter tous les défis évolutifs pour se placer au dessus de la têtes des réac' de merde. On peut toutefois noter le cas du Pipits des fafs, un des rares oiseau à avoir développé une vessie et un urètre pour pouvoir pisser à la tronche de ces connards de fachos.